L'objectif du spinozisme est de replacer l'homme dans la nature, aux côtés de l'araignée, du cheval, des poissons. Et de l'arracher à ses illusions de métamorphose : le chat n'est pas tenu d'agir selon les lois de la nature du lion, l'homme ne saurait se transformer en bête ou en dieu. Pour l'initier enfin à la science des vraies mutations, menant à la vie éternelle. Mais la raison ne saurait l'emporter sans l'aide et le soutien des images.
C'est donc bien autour de l'homme que tourne ce bestiaire qui suit, grosso modo, l'ordre de l'Éthique, mais qu'on est libre de prendre, tel le serpent de Baudelaire, par n'importe quel bout. "
Ariel Suhamy.
A. Suhamy, A. Daval, Spinoza par les bêtes, Ollendorff, collection Le sens figuré.
Ariel Suhamy est normalien, agrégé et docteur en philosophie. Outre sa thèse sur La Communication du bien chez Spinoza, il est l'auteur de plusieurs essais et articles sur Spinoza.
Alia Daval est une ancienne de l'ENSA de Nice. Elle a longtemps travaillé au laboratoire de Préhistoire du Lazaret en tant que dessinatrice scientifique. Depuis 2002 elle fait partie du collectif
multimédia Servovalve. Spinoza par les bêtes est son premier livre.